lundi 2 mai 2011

LES COMPLAINTES DE RUTEBOEUF NE SONT PLUS .



Parce qu'il m'arrive de fredonner, le vent me vient et m'évente

Joan chante encore à mes oreilles
et Dylan marche près de moi

tirant ma main vers de nouveaux chemins, ceux du lendemain.
Voilà, tu ne me crois pas ou tu ne me lis pas,
j'entends
les accents de Joe quand je passe sur la Garonne....
et plus penser : l'amour est morte.


La terreur est enfouie, je l'entend encore ce matin
je me méfie des braises
qui couvent,
il y a si peu qu'une étincelle perdue pourrait se réveiller....

la violente souffrance des mots n'est plus mon lot,
le temps de payer me semble la juste issue .

Quelques éruptions folles de toute sortes m'ont appris ce qu'est la vie...
Tsunami, tremblements de terre, centrale nucléaire , guerres, des images mortifères des idées révolutionnaires , libertaires , folies judiciaires, agitation électives l'indigestion est proche.


Je plonge dans les eaux du fond de la terre et pose les pieds sur terre...
n'y aurait-il qu'une source d'eau pour laver les restes de Tchernobil qui s'accrochent à moi ?
je ne sais pas,je ne sais pas ,je ne sais pas
vais-je continuer de parler du passé ? je ne sais pas

je ressens un vent de sable qui occulte la lourdeur de la chaleur j'aperçois des minarets de céramique bleues d'un palais jamais approché ,
tellement fatiguée de la route , bordée de serres de nylon blanc
les tomates poussent jusqu'à San José.. Alméria!!....
Un guerrier flamand m'a épousée depuis Bréda
j'appartiens toujours à l'Empire de Charles Quint!

Aucun commentaire: